« Porte rouge après la mosquée, deuxième maison à gauche. » C'est une adresse parfaitement utilisable, et c'est ainsi qu'on se repère dans la plus grande partie de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Le problème n'est pas l'adresse : c'est le formulaire qui réclame un numéro et un nom de rue.
Comment une adresse est construite ici
- Commune et arrondissement
- Secteur ou quartier — ce que tout le monde utilise réellement
- Un repère — mosquée, école, station, maquis, château d'eau
- Un point GPS, posé sur la carte
Le point GPS est le seul élément obligatoire, et c'est celui qui rend le reste inutile en cas d'ambiguïté. On le pose une fois, à la première commande, et il est réutilisé ensuite.
Les instructions de livraison ne sont pas un champ décoratif
« Appeler en arrivant, le portail est fermé », « ne pas passer par la ruelle en saison des pluies », « demander Salif à la boutique d'en face ». Ce champ arrive tel quel au livreur, sur son écran, avec l'itinéraire. Il économise le plus souvent l'appel téléphonique.
Et l'autocomplétion d'adresse ?
Elle existe, elle aide quand elle connaît le lieu, et elle ne bloque jamais la commande quand elle ne le connaît pas. Une commande ne dépendra pas de la présence d'un quartier dans une base cartographique étrangère.
Là où nous livrons
La couverture suit les livreurs, pas les frontières administratives. Les zones ouvertes sont visibles à la commande ; ailleurs, la boutique s'affiche en retrait sur place. Une zone s'ouvre lorsqu'il y a de quoi la servir, et peut se fermer temporairement — c'est un réglage d'exploitation, mis à jour en continu.
