Au Burkina Faso, le prix de plusieurs produits de première nécessité n'est pas libre. L'État le fixe (le prix doit être exactement celui-là) ou le plafonne (on peut vendre moins cher, jamais plus). La Brigade mobile de contrôle et de répression des fraudes (BMCRF) contrôle sur le terrain, et un commerce qui dépasse le prix s'expose à une mise sous scellés.
Prix fixe et prix plafond
La différence compte.
- Prix fixe : le pain et le gaz butane. Le montant est imposé. Vendre en dessous n'est pas plus autorisé que vendre au-dessus — c'est le prix, pas une limite.
- Prix plafond : le ciment, le riz local, le sucre. C'est une limite haute. La concurrence joue en dessous.
- Marge plafonnée : pour certains produits, ce n'est pas le prix de vente qui est encadré mais la marge appliquée au prix de revient.
Ce que la plateforme fait de ces règles
Le contrôle est fait au moment de la mise en vente, pas seulement à la commande. Un commerçant qui saisit un prix hors des clous voit le refus immédiatement, avec le montant autorisé et la référence du texte — plutôt que de le découvrir lors d'un contrôle.
Deuxième point, moins évident : sur un produit à prix fixé, la plateforme ne prélève aucune commission. Un pourcentage prélevé sur un prix imposé revient à modifier ce prix, ce qui est précisément l'infraction. La commission tombe donc à zéro sur ces lignes, et le commerçant encaisse exactement le prix officiel.
Les prix changent
Ces montants sont renouvelés par arrêté, parfois deux fois par an. Ils vivent dans une table administrable avec une date d'effet et une portée géographique, pas dans le code — et chaque valeur porte sa source. La liste tenue à jour, avec les références et la date de dernière vérification, est dans `docs/legal/BF_GO_LIVE_CHECKLIST.md`.
Si vous constatez un écart entre le prix appliqué ici et un texte plus récent, signalez-le : c'est la table qu'il faut corriger, et la correction s'applique alors à toute la plateforme d'un coup.
